Charte d’actions concrètes pour une ville pleinement inclusive

Aujourd’hui, à Orléans, de nombreuses personnes porteuses de handicap visible ou invisible, de manière ponctuelle ou permanente, rencontrent des difficultés d’accès à l’information, aux services publics essentiels, à l’éducation, à l’emploi, à la vie publique.

Ce manque d’accessibilité en toute sécurité nuit à l’autonomie des personnes et favorise l’isolement social. C’est intolérable. Il est urgent de rendre notre ville réellement accessible.

Le droit fondamental à l’égalité n’est pas un confort, c’est une obligation légale, une nécessité. OSE propose sa charte d’actions concrètes pour une ville pleinement inclusive.

  1. Améliorer l’accessibilité des bâtiments : penser accessibilité réelle dès la conception de nouveaux bâtiments, rénover les bâtiments laissés à l’abandon de manière accessible (faire appel aux ambassadeurs de l’accessibilité pour les ERP), aménager et adapter certains bâtiments dédiés au handicap (proposition d’un gymnase adapté)
  2. Rendre accessibles toutes les informations destinées aux citoyens : généraliser la méthode FALC pour les documents administratifs, mettre en conformité progressive l’accessibilité des services numériques, mettre en conformité les documents avec le RGAA
  3. Sécuriser les espaces publics : amplifier le nombre de bandes podotactiles (et les feux sonores) des passages piétons (utiles pour les PSH mais aussi pour apprendre aux enfants), vérifier l’accessibilité universelle de tous les arrêts des transports en commun, créer des points de repos tous les 250-300m (bancs assis-debout, barres d’appui)
  4. Proposer une offre culturelle, sportive et de loisirs accessible : renforcer la formation des animateurs pour faciliter l’accès au sport pour toute personne porteuse de handicap et quel que soit le handicap, renforcer l’approvisionnement des bibliothèques en livres audio, livres en gros caractères et en braille, renforcer l’accessibilité tactile des expositions (moulages et impressions en relief des œuvres)
  5. Renforcer les réseaux solidaires : nommer un référent dédié au handicap dans chaque quartier, installer une permanence physique hebdomadaire de référence handicap (un guichet dédié) dans chaque mairie de proximité, ccréer des guichets d’alerte et médiation dans chaque quartier pour lutter rapidement contre toute forme de discrimination
  6. Ancrer l’inclusion dans nos actions : intégrer à l’Assemblée Citoyenne, un conseil handicap pour faire remonter les difficultés quotidiennes d’accessibilité et mettre en place les mesures nécessaires pour y remédier, créer des projets citoyens inclusifs pour sensibiliser à toute forme dehandicap
  7. Soutenir les aidants : apporter un soutien financier aux associations à visée inclusive, accompagner davantage les enfants porteurs de handicap en périscolaire et centres de loisirs, consulter les associations systématiquement en tant que partenaires experts pour améliorer les services de la ville en termes d’accessibilité
  8. Former les agents, les acteurs de terrain : proposer des formations sur tous les types de handicap aux agents en contact direct avec les administrés, proposer des formations spécifiques techniques aux agents en charge de l’aménagement de l’espace public (pour repérer les incohérences dans les projets), mettre en application concrète les 8 nouveaux engagements du service public (obtenir une réponse rapide, avoir des démarches administratives simples, contacter facilement les services publics, bénéficier d’un accompagnement personnalisé, être accueilli dans la bienveillance, des services publics écoresponsables, un dispositif d’écoute des usagers, être transparent sur les résultats de qualité de service)
  9. Sensibiliser les habitants : favoriser les initiatives municipales pour rompre l’isolement et créer dulien social (rencontres, groupes de discussions), lutter contre les discriminations, les préjugés, les inégalités(expositions et ateliers pour valoriser la diversité des identités), multiplier les actions d’information sur les les incivilités et les microviolences et surtout leurs conséquences qui entravent les déplacements et la sécurité de tous (ateliers, création de chartes de bonnes conduites)